Vue panoramique sur Mtskheta et la confluence de la Mtkvari et de l'Aragvi depuis le monastère de Jvari, Kartlie, Géorgie
Découverte

Découvrir la Kartlie : guide complet de la région historique de Géorgie

Sommaire de l'article

La Kartlie (კართლი en géorgien) est le cœur battant de la Géorgie. Région centrale où la Mtkvari (le Kura des cartes internationales) trace son sillon entre des vallées verdoyantes et des crêtes boisées, elle abrite les plus anciens vestiges de l’État géorgien, les sites inscrits au patrimoine de l’UNESCO, une cité taillée dans la roche vieille de plusieurs millénaires et l’une des forêts protégées les plus vastes d’Europe. Pour un voyageur qui souhaite comprendre la Géorgie dans sa profondeur historique et naturelle — pas seulement Tbilissi ou les vignobles —, la Kartlie est un passage incontournable.

La Kartlie, berceau de la Géorgie

La Kartlie est le nom traditionnel donné à la région centrale de la Géorgie, celle qui a donné son nom à l’ensemble du pays dans les langues étrangères (Georgia, Gruziya). Le terme désigne aujourd’hui plusieurs entités administratives distinctes : la Kartlie intérieure (Shida Kartli, dont la capitale régionale est Gori), la Kartlie inférieure (Kvemo Kartli, au sud de Tbilissi vers l’Arménie) et la région de Mtskheta-Mtianeti au nord de la capitale.

Historiquement, c’est ici que s’est formé le premier État géorgien unifié, le royaume d’Ibérie, dont Mtskheta était la capitale. C’est aussi dans cette région qu’au IVe siècle, une jeune captive venue de Cappadoce, Nino, évangélisa le peuple géorgien et convainquit le roi Mirian III d’adopter le christianisme comme religion d’État — en l’an 337 après J.-C. selon la tradition géorgienne, faisant de la Géorgie l’un des premiers États à adopter officiellement le christianisme.

Cette profondeur historique se lit à chaque tournant de route en Kartlie : monastères taillés dans la roche ou perchés sur des éperons, forteresses médiévales surveillant les cols, cimetières anciens sur les collines — le paysage lui-même est un livre d’histoire ouvert.

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Location de voiture pour explorer la Kartlie

La Kartlie se découvre idéalement en voiture. Louez dès votre arrivée à l’aéroport de Tbilissi pour rejoindre librement Mtskheta, Gori, Uplistsikhe et Borjomi à votre rythme.

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Mtskheta, la ville sainte de Géorgie

Mtskheta, la ville sainte de Géorgie
Photo : Rama Krushna Behera / Unsplash

À environ 20 kilomètres au nord de Tbilissi, au confluent de la Mtkvari et de l’Aragvi, Mtskheta est la ville la plus sacrée de Géorgie. Ancienne capitale du royaume d’Ibérie pendant plusieurs siècles avant le transfert du pouvoir à Tbilissi au Ve siècle, elle conserve deux monuments inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994, qui dominent le paysage de toutes parts.

La cathédrale Svetitskhoveli (« le pilier vivifiant ») est l’édifice le plus sacré du pays. Bâtie au XIe siècle sous le règne du roi Giorgi Ier à l’emplacement d’un lieu de culte plus ancien, elle abrite selon la tradition la robe du Christ. Sa tour centrale, ses bas-reliefs et ses fresques partiellement conservées en font un joyau de l’architecture médiévale géorgienne. C’est ici que se tiennent les cérémonies les plus importantes de l’Église orthodoxe géorgienne et que sont enterrés de nombreux rois de Géorgie.

Sur la rive opposée, dominant la confluence des deux fleuves depuis un éperon rocheux, le monastère de Jvari (fin VIe - début VIIe siècle) offre l’un des panoramas les plus photographiés de Géorgie. Vue imprenable sur Mtskheta et la confluence en contrebas, harmonie parfaite entre l’architecture et le paysage : Jvari est à la fois un lieu de spiritualité intense et un belvedere exceptionnel. Le poète russe Lermontov l’a immortalisé dans son poème Mtsyri.

Consultez notre guide complet de Mtskheta pour tous les détails de visite, les horaires et les conseils pratiques.

Gori, ville de l’histoire géorgienne

Gori, ville de l'histoire géorgienne
Photo : Ata Ebem / Pexels

À environ 85 kilomètres à l’ouest de Tbilissi par l’autoroute E60, Gori est la principale ville de la Kartlie intérieure. La plupart des voyageurs s’y arrêtent pour deux raisons : la forteresse médiévale qui domine la ville et le célèbre musée consacré à Joseph Staline, né à Gori en 1878. Cette coexistence — une ville géorgienne ordinaire, berceau du dirigeant soviétique le plus emblématique — crée une atmosphère singulière qui mérite le détour.

La forteresse de Gori (Goris Tsikhe), perchée sur un rocher surplombant la confluence de la Liakhvi et de la Mtkvari, est une construction médiévale aux origines anciennes. Si ses remparts actuels datent principalement des XVIIe-XVIIIe siècles, le site lui-même a été fortifié bien plus tôt. La vue depuis la forteresse sur la ville, la plaine et les montagnes du Grand Caucase à l’horizon est particulièrement belle.

Le musée Staline, avec la maison natale du dictateur préservée dans une construction néoclassique et le wagon présidentiel qui lui servait lors de ses déplacements, propose une approche factuelle — parfois ambiguë sur le plan mémoriel — de la biographie de ce personnage historique majeur du XXe siècle.

Gori est également une ville agréable pour déjeuner : ses restaurants proposent une cuisine géorgienne authentique, loin de l’offre touristifiée de Tbilissi.

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Hébergement à Gori et en Kartlie

Guesthouses familiales à Gori, hôtels thermaux à Borjomi : la Kartlie offre un choix varié pour une ou deux nuits. Réservez à l’avance en haute saison.

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Uplistsikhe, la cité taillée dans la roche

Uplistsikhe, la cité taillée dans la roche
Photo : Jacek Urbanski / Unsplash

À environ 10 kilomètres à l’est de Gori, sur la rive gauche de la Mtkvari, la cité rupestre d’Uplistsikhe est l’un des sites archéologiques les plus fascinants de la Géorgie. Taillée dans une falaise de grès ocre, cette ville souterraine et semi-troglodyte a été habitée de façon quasi continue depuis la fin du IIe millénaire av. J.-C. (~XIe-Xe siècle av. J.-C.) jusqu’au XIVe siècle.

À son apogée, aux alentours des VIe-Xe siècles, Uplistsikhe comptait plusieurs milliers d’habitants et constituait l’un des plus importants centres politiques et religieux de la région. On peut encore y observer :

  • Des salles taillées dans la roche aux toits sculptés imitant l’architecture en bois
  • Un théâtre rupestre (dont les gradins sont encore partiellement visibles)
  • Une cave à vin avec des jarres à vin (kvevri) encastrées dans le sol
  • Des tunnels souterrains qui permettaient de descendre jusqu’au fleuve en cas de siège
  • Une petite église chrétienne construite plus tardivement au sommet du site

La visite d’Uplistsikhe prend entre 1h30 et 2h30 selon votre rythme. Le site est accessible par un chemin depuis le parking, avec une entrée payante. Chaussures fermées recommandées, car les rochers sont glissants.

L’église d’Ateni Sioni : un joyau médiéval confidentiel

À environ 10 kilomètres au sud de Gori, dans la vallée verdoyante de l’Ateni (la rivière Tana, affluente du Mtkvari), se cache l’une des plus belles églises médiévales de Géorgie : l’église d’Ateni Sioni, bâtie au VIIe siècle. Beaucoup moins fréquentée que Mtskheta ou Uplistsikhe, elle est pourtant exceptionnelle par la qualité de ses inscriptions médiévales gravées sur les murs extérieurs — un témoignage précieux de la langue géorgienne ancienne — et par ses fresques partiellement conservées à l’intérieur.

L’église fait partie d’un complexe monastique entouré d’une enceinte. Le chemin depuis Gori longe la rivière Liakhvi puis remonte la vallée de l’Ateni, offrant un agréable paysage de campagne géorgienne. La route vers Ateni Sioni est en partie non goudronnée : une voiture standard suffit, mais comptez un peu plus de temps si le sol est humide.

Pour les voyageurs qui disposent de plus d’une journée dans la région de Gori, ce détour s’impose.

Borjomi et le parc national de Borjomi-Kharagauli

Borjomi et le parc national de Borjomi-Kharagauli
Photo : Vasily Ledovsky / Unsplash

À environ 150 kilomètres de Tbilissi (ou environ 82 kilomètres au sud-ouest de Gori), la ville thermale de Borjomi est connue dans le monde entier pour son eau minérale aux propriétés supposément médicinales — embouteillée et exportée depuis la fin du XIXe siècle, elle reste l’une des eaux minérales les plus appréciées dans les pays de l’ex-URSS et au-delà.

La ville elle-même est modeste, mais son cadre est magnifique : encaissée entre des forêts de conifères, traversée par la rivière Mtkvari et les gorges de la Borjomula. Le parc public de Borjomi permet d’accéder librement aux sources thermales où coule l’eau minérale naturelle et chaude — une curiosité pittoresque. Un petit téléphérique relie la ville basse au parc supérieur.

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Excursions depuis Tbilissi vers la Kartlie

Excursions guidées d’une journée vers Mtskheta-Jvari, Gori-Uplistsikhe ou Borjomi depuis Tbilissi. Guide francophone disponible sur certaines sorties.

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Le parc national de Borjomi-Kharagauli

Créé dans les années 1990, le parc national de Borjomi-Kharagauli est l’un des plus vastes parcs naturels du Caucase, couvrant plus de 85 100 hectares de forêts de hêtres et de conifères, de prairies alpines et de sommets dépassant 2 000 mètres. Il s’étend sur plusieurs districts et constitue le dernier grand massif forestier intact de la région.

Le parc propose un réseau de sentiers balisés pour la randonnée, avec des refuges de montagne pour les randonnées sur plusieurs jours. Parmi les itinéraires populaires : la traversée des crêtes vers les prairies alpines et leurs vues sur les massifs environnants. La faune est riche (cerfs, sangliers, ours bruns, loups, chamois des Caucase) et l’avifaune impressionnante.

Pour la randonnée dans le parc, il est conseillé de s’enregistrer auprès du centre des visiteurs de Borjomi, qui délivre des informations sur l’état des sentiers et les conditions météo.

La forteresse de Surami

Entre Gori et Borjomi, sur la route E60, la petite ville de Surami mérite un arrêt pour sa forteresse médiévale qui domine les gorges. Cet ouvrage défensif, aux origines remontant au Moyen Âge, contrôlait jadis le passage entre l’est et l’ouest de la Géorgie. Il est associé à une légende géorgienne connue — Suramis Tsikhis Amagi (La légende de la forteresse de Surami) — qui a inspiré des œuvres littéraires et cinématographiques. La visite est courte (30-45 minutes) mais offre une belle vue sur la vallée.

Itinéraire conseillé en Kartlie : 3 jours

Jour 1 — Tbilissi → Mtskheta → Gori

Partez de Tbilissi le matin en voiture (ou en marshrutka depuis la gare de Didube). Consacrez une demi-journée à Mtskheta : cathédrale Svetitskhoveli, couvent de Samtavro, puis montée à pied ou en voiture jusqu’au monastère de Jvari pour les panoramas. Reprenez la route vers l’ouest sur l’autoroute E60 (environ 1h) et arrivez à Gori pour le déjeuner. Après-midi : visite de la forteresse de Gori et, selon vos intérêts, du musée Staline. Nuit à Gori.

Jour 2 — Gori : Uplistsikhe → Ateni Sioni

Matinée : excursion de 20 minutes vers la cité rupestre d’Uplistsikhe. Prévoyez 2h sur le site. Retour à Gori pour déjeuner. Après-midi : route vers la vallée de l’Ateni et visite de l’église d’Ateni Sioni (environ 30 minutes aller depuis Gori). Retour à Gori ou départ vers Borjomi (1h de route). Nuit à Borjomi.

Jour 3 — Borjomi : parc thermique → randonnée → retour Tbilissi

Matinée : balade dans le parc public de Borjomi, dégustation de l’eau minérale aux sources, visite de la ville. Si vous êtes randonneur, consacrez la journée au parc national (un sentier de demi-journée depuis le centre des visiteurs). Retour vers Tbilissi en soirée (environ 2h30 de route). Cet itinéraire s’intègre parfaitement dans notre road trip en Géorgie en 10 jours ou dans notre guide de 7 jours en Géorgie.

Comment se déplacer en Kartlie

Voiture de location : Fortement recommandée pour explorer la Kartlie à votre rythme. Les sites comme Uplistsikhe, Ateni Sioni et le parc de Borjomi-Kharagauli sont difficiles d’accès sans véhicule. Les voitures se louent à Tbilissi depuis l’aéroport ou en centre-ville. Comptez environ 80-150 GEL par jour pour un modèle standard selon la saison.

Marshrutka : Des minibus collectifs relient régulièrement Tbilissi (départ depuis la gare routière de Didube) à Gori (trajet d’environ 1h15, tarif modique) et à Borjomi (trajet d’environ 2h-2h30). Pour Mtskheta, des marshrutkas partent depuis la gare de Didube également (trajet d’environ 30 min). En revanche, les liaisons locales entre sites (Gori-Uplistsikhe, Gori-Ateni) nécessitent un taxi local.

Train : La ligne Tbilissi-Batoumi passe par Gori et Borjomi (gare de Borjomi-Parki), ce qui en fait une option pratique et économique pour les voyageurs sans voiture. Consultez les horaires sur le site de Georgian Railway.

Taxi et applications : À Tbilissi et Gori, l’application Yandex Go permet de heler des taxis à des tarifs corrects. Pour les excursions locales depuis Gori (vers Uplistsikhe ou Ateni), négociez un forfait aller-retour avec un chauffeur de taxi local.

Où dormir en Kartlie

La Kartlie n’offre pas la même densité hôtelière que Tbilissi ou la Kakhétie, mais les options sont suffisantes pour un séjour confortable.

À Mtskheta : Des guesthouses familiales se sont développées pour accueillir les pèlerins et les touristes de passage. La plupart proposent le petit-déjeuner inclus. Pour une journée de visite depuis Tbilissi, la nuit à Mtskheta n’est pas indispensable.

À Gori : La ville dispose de quelques hôtels et guesthouses de gamme économique à moyenne. C’est la base la plus pratique pour visiter Uplistsikhe et Ateni Sioni.

À Borjomi : La ville thermale propose le plus large éventail d’hébergements de la région, des guesthouses bon marché aux hôtels de charme avec accès aux bains. C’est ici que la nuit est la plus agréable, dans le calme des forêts.

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Vols vers Tbilissi

La Kartlie est à 20 minutes-2h30 de Tbilissi selon les sites. Comparez les vols depuis la France pour organiser votre voyage en Géorgie.

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Budget pour visiter la Kartlie

PosteBudget indicatif
Marshrutka Tbilissi-GoriEnviron 5-7 GEL
Marshrutka Tbilissi-BorjomiEnviron 7-10 GEL
Entrée UplistsikheEnviron 7-10 GEL
Entrée parc public de BorjomiEnviron 3-5 GEL
Musée Staline à GoriEnviron 15-20 GEL
Location de voiture (journée)80-150 GEL selon modèle
Repas au restaurant25-55 GEL par personne
Guesthouse (chambre double)60-120 GEL
Hôtel (chambre double)120-250 GEL

Budget journalier indicatif en Kartlie (hébergement en guesthouse + sites + repas + transports locaux) : comptez 150-250 GEL par personne. Les sites d’entrée payante restent très abordables par rapport aux standards européens. Pour une vue d’ensemble du budget global d’un voyage en Géorgie, consultez notre guide complet du budget Géorgie.

Conseils pratiques

Meilleure saison : La Kartlie se visite toute l’année, mais le printemps (avril-juin) et l’automne (septembre-octobre) offrent les meilleures conditions — températures agréables, végétation luxuriante au printemps, couleurs d’automne dans les forêts de Borjomi. L’été peut être chaud dans la plaine de Gori (35°C+). L’hiver est froid mais permet une ambiance particulière à Mtskheta et Borjomi (neige sur les hauteurs).

Chaussures : Indispensable d’avoir des chaussures fermées solides pour Uplistsikhe, dont les rochers sont glissants et les sentiers non traités. Pour les randonnées dans le parc de Borjomi-Kharagauli, des chaussures de randonnée sont recommandées.

Code vestimentaire : Comme dans tout site religieux géorgien, les épaules et les genoux doivent être couverts pour entrer dans les monastères et cathédrales (Svetitskhoveli, Jvari, Ateni Sioni, etc.). Un foulard est requis pour les femmes. Prévoyez un vêtement de rechange dans votre sac.

Langue : L’anglais est parlé dans les hôtels de Borjomi et les grandes guesthouses, ainsi qu’aux caisses des sites touristiques (Uplistsikhe, Svetitskhoveli). Dans les villages et les restaurants locaux, le russe peut être utile comme lingua franca.

Sécurité : La Kartlie est une région sûre pour les voyageurs. La seule précaution habituelle concerne la proximité avec l’Ossétie du Sud — ne vous approchez pas des zones frontalières signalées, qui sont sous contrôle russe depuis 2008.

Eau : L’eau minérale de Borjomi est disponible partout en Géorgie, mais si vous visitez la ville, profitez de l’eau directement aux sources du parc public — c’est gratuit et l’expérience est authentique.


La Kartlie n’est pas une région spectaculaire au premier coup d’œil comme les tours médiévales de Svanétie ou les vignobles dorés de Kakhétie. Sa beauté est plus discrète, plus profonde : c’est dans la lumière du soir sur les remparts de Jvari, dans le silence de la cité rupestre d’Uplistsikhe, dans l’odeur des forêts de hêtres du parc de Borjomi qu’elle se révèle. Pour qui veut comprendre les racines de la Géorgie — son histoire, sa spiritualité, sa relation à la nature —, la Kartlie est une étape indispensable.

Questions fréquentes

Où se trouve la Kartlie en Géorgie ?

La Kartlie est la région centrale de la Géorgie, s'étendant de la banlieue nord de Tbilissi jusqu'aux forêts de Borjomi à l'ouest et à la plaine de Gori au centre. Elle englobe les districts de Mtskheta-Mtianeti, Shida Kartli (autour de Gori) et s'articule autour du fleuve Mtkvari (Kura). C'est la région historique la plus importante du pays, berceau du christianisme géorgien et de l'État géorgien unifié.

Combien de jours faut-il pour visiter la Kartlie ?

Deux à trois jours permettent de voir l'essentiel : Mtskheta et Jvari (demi-journée), Gori et la cité rupestre d'Uplistsikhe (journée complète), puis Borjomi et son parc national (journée). Un séjour de quatre à cinq jours vous donnera le temps d'explorer la nature du parc de Borjomi-Kharagauli et de visiter les sites secondaires comme l'église d'Ateni Sioni ou la forteresse de Surami.

Comment se rendre à Gori et à Uplistsikhe depuis Tbilissi ?

Depuis Tbilissi, des marshrutkas partent régulièrement pour Gori (environ 1h15 de trajet, départ depuis la gare routière de Didube). De Gori, des taxis ou des marshrutkas locales desservent Uplistsikhe, situé à environ 10 kilomètres à l'est. En voiture de location depuis Tbilissi, comptez environ 1h10 pour Gori et 1h20 pour Uplistsikhe.

Peut-on visiter Borjomi en excursion depuis Tbilissi ?

Oui, Borjomi est accessible en une journée depuis Tbilissi (environ 150 kilomètres, 2h30 en voiture). Cependant, pour profiter du parc national de Borjomi-Kharagauli et de ses sentiers de randonnée, une nuit sur place est recommandée. Le train Tbilissi-Batoumi s'arrête à Borjomi, ce qui en fait une option économique et agréable.

Borjomi est-elle une ville touristique ?

Borjomi est une petite ville thermale connue principalement pour son eau minérale embouteillée (l'une des eaux minérales les plus célèbres de l'ex-URSS) et pour l'accès au parc national de Borjomi-Kharagauli. La ville dispose d'un parc public avec sources thermales en accès libre et d'un téléphérique. L'ambiance est calme, voire provinciale, mais c'est une excellente base pour les randonneurs.

L'église d'Ateni Sioni vaut-elle le détour ?

Oui, absolument, pour les amateurs d'art médiéval. L'église d'Ateni Sioni, construite au VIIe siècle dans la vallée de l'Ateni (à environ 10 km au sud de Gori), est célèbre pour ses inscriptions et ses fresques médiévales partiellement conservées. Elle est moins fréquentée que Mtskheta ou Uplistsikhe et représente une découverte plus confidentielle de l'architecture religieuse géorgienne.